Qu’est-ce que le bien-être animal ?

Animaux domestiques, d’élevage, sauvages ou encore de zoo, la question du bien-être animal occupe de plus en plus les esprits. En effet, celle-ci est devenue un enjeu croissant dans une société reconnaissant l’espèce animale comme des êtres dotés de sensibilité. S’il se caractérise comme étant un état physique et mental positif répondant aux besoins physiologiques et comportementaux de l’animal, dans les faits, sa définition demeure complexe et délicate. Alors comment bien définir le bien-être animal ? Peut-on le mesurer concrètement et agir pour l’améliorer ?
Le bien-être animal selon l’Anses
En 2018, l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, s’est appuyée sur les différentes bases scientifiques reliées à la notion de bien-être des animaux afin d’en proposer une définition.
Si, comme ils le précisent, cette notion peut tendre à évoluer au fil des recherches, ils la caractérisent comme “un état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l’animal.”
Plusieurs précisions sont par ailleurs apportées quant aux différents termes utilisés pouvant enrichir la définition du bien-être animal :
Le bien-être : le niveau de bien-être se rapporte au ressenti d’un animal dans un environnement donné, soit de l’individu particulier et non du groupe ;
L’état mental : il est important de se soucier des impressions subjectives de l’animal, plaisantes (satisfaction, plaisir…) mais également déplaisantes (douleur, souffrance…) et d’en rechercher les signes ;
Les besoins : soif, sommeil, faim, sociabilisation, interactions avec l’environnement : tous ces besoins répondent à une exigence de survie, qui, s’ils ne sont pas satisfaits, peuvent entraîner des perturbations ;
Les attentes : si cette notion reste encore difficile à cerner chez les animaux, elle correspond à un processus mental — agréable ou désagréable — découlant de l’anticipation d’un évènement.
Quelle différence entre la bientraitance, la bienveillance et le bien-être animal ?
L’objectif de la définition de l’Anses est de se détacher d’une vision anthropocentrique, soit basée sur le point de vue de l’Homme, pour définir au mieux le bien-être animal et plus précisément des animaux, puisque chaque espèce constitue un être vivant à part entière.
Ainsi, il est important d’établir une distinction entre le bien-être animal et la notion de bienveillance ou de bientraitance. En effet, la bienveillance correspond à l’intention des humains montrant une empathie, un respect vis-à-vis des animaux et de leurs besoins. Celle-ci conduit alors généralement à la bientraitance, soit le fait de vouloir contribuer aux besoins physiologiques et comportementaux, à la qualité de vie et à la protection de l’animal.
Si ces actions sont des préalables au bien-être des animaux, elles ne peuvent à elles seules garantir l’état de bien-être de l’animal puisqu’elles se basent sur une conception humaine. Aussi, le bien-être animal repose fondamentalement sur le point de vue et le ressenti particulier de chaque espèce et spécimen.
Les 5 libertés fondamentales : un outil pour évaluer le bien-être animal ?
Pour une évaluation scientifique la plus précise possible du bien-être animal, il convient donc de disposer d’une bonne connaissance biologique de l’espèce animale, mais également d’un aperçu de l’état physiologique et de santé de chaque spécimen, et ce, en tenant compte de son environnement et de sa réactivité vis-à-vis de l’homme.
Dans les faits, puisque le bien-être des animaux est multicritère, il convient de s’appuyer sur différents indicateurs basés sur l’environnement (conditions de vie…) ainsi que sur les animaux (indicateurs comportementaux, physiologiques, santé…) afin de le mesurer.
Défini par l’Organisation mondiale de la Santé Animale en 1979, le concept des 5 libertés fondamentales repose sur 5 principes :
Absence de faim et de soif ;
Absence d’inconfort ;
Absence de douleur, de blessure et de maladie ;
Liberté d’exprimer des comportements propres à l’espèce ;
Absence de peur et d’anxiété.
Cela constitue donc une première approche intéressante permettant de caractériser divers critères d’évaluation et, ainsi, de mesurer et de contribuer au maximum au bien-être des animaux d’élevage ou particuliers.

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